Définir et se définir

En parallèle de notre mission de formation, Repères est également actif dans sa fonction Support (Service Support Cocof) sur les questions de formation également. Dans le cadre de cette fonction « Sesu » (pour Service Support), nous avons entamé depuis plus d’un an maintenant des rencontres régulières avec des opérateurs de formation bruxellois afin de porter un regard réflexif et méta sur la formation en Promotion de la Santé. Ce travail s’inscrit directement dans la suite de la note « Besoins, analyses et perspectives » que nous avons communiquée il y a plus d’un an et que vous pouvez consulter ici.

Les rencontres avec des opérateurs de formation et l’écriture de la note d’état des lieux sur les enjeux de la formation ont mis en évidence l’utilité de différencier, préciser, spécifier, les différentes notions que recouvre le libellé « formation » : formation, supervision, accompagnement, intervision/atelier d’échange de pratiques, sensibilisation, accompagnement, …

Avant de proposer un travail collectif avec les opérateurs, nous avons mené en interne une réflexion pour tenter de différencier les notions et d’en définir des contours.

Les axes suivants nous ont semblé intéressants pour conduire cette réflexion : la temporalité, l’articulation de l’offre et de la demande, l’objet du travail.

La temporalité : la pratique nommée a-t-elle une durée déterminée et sur base de quoi ?

L’articulation de l’offre et de la demande : L’offre est-elle préalable ou est-ce la demande qui est préalable et ceci en articulation avec un objet de travail : acquérir un savoir et des compétences. 

Il est également utile de nous arrêter sur la notion « apprendre » qui recouvre possiblement plusieurs dimensions. Apprendre peut porter sur des connaissances, du savoir, des outils ; apprendre peut porter sur des compétences relatives au comment s’y prendre ; apprendre dans le champ du travail avec l’humain peut encore porter sur « apprendre sur soi ». 

La notion de formation pouvant alors s’entendre différemment selon ce qu’il s’agit d’apprendre.

Ce travail est destiné à nous aider à animer le processus collectif entre opérateurs de formation, il n’est par contre pas destiné à remplacer ce qui émanerait comme « tentative de définitions » de ce processus collectif. Il pourra aussi éventuellement servir de support à la réflexion commune. 

Ce temps de travail en interne a été suivi de plusieurs rencontres avec des opérateurs de formation bruxellois. La mise au travail du groupe s’est réalisée à partir du travail entamé en interne.

Il apparait qu’une manière de différencier les notions est de le faire via les axes suivants : 

  • L’articulation de l’offre et de la demande : L’offre est-elle préalable ou est-ce la demande qui est préalable ?
  • Les publics visés par l’offre : équipe, pluri institutionnel, réseau, etc. / nombre de participant·e·s / secteurs des participant·e·s
  • La temporalité : la pratique nommée a-t-elle une durée déterminée et sur base de quoi ?
  • Les objectifs soutenus dans l’offre
  • L’articulation avec un objet de travail : acquérir un savoir, des compétences, prendre de la distance, réfléchir à sa pratique 
  • La méthodologie utilisée 
  • Place des formateurs/trices : La construction du lien – du rapport entre formateur/trice – participant·e·s

En tentant d’apporter des morceaux de définition à partir de ces axes, le groupe au travail a cherché à clarifier de quoi nous parlons pour :

  • tenter d’être chacun·e et ensemble plus au clair sur ce que l’on fait, sur ce que les autres font, sur les complémentarités et les différences ;
  • tenter aussi de mieux communiquer entre nous et avec les participant·e·s à propos de ce qu’ils et elles peuvent attendre des dispositifs proposés ;
  • et pourquoi pas, concevoir des pratiques nouvelles.

Ce travail passionnant a abouti à une première tentative de balisage, sous forme de lexique, des concepts travaillés par le groupe que nous espérons bientôt pouvoir vous dévoiler ici.

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